© Michaëlle Sergile Artiste

UNDER THE SKIN

Installation vidéo/ photos

2017


C’est en 1952 que Frantz Fanon analyse dans son ouvrage Peau noire, masques blancs, les répercussions du colonialisme sur l’humain, et plus précisément sur «l’homme noir» et «l’homme blanc». Il aborde les représentations que se font les hommes blancs sur les noirs et le complexe d’infériorité que cultive l’homme colonisé. Pour Fanon, lui-même d’origine antillaise et descendant d’une ancienne colonisation, l’homme blanc aura tendance à voir le noir comme un «petit nègre», comme un être en dessous et qui aurait de la difficulté à s’exprimer en français. L’homme noir lui, verrait plutôt le blanc d’abord comme un être hautain abusant de pourvoir pour tout de même le classé comme étant «supérieur». Fanon expliquait dans son livre, que lorsque le martiniquais se retrouvait à la métropole, il se transformait. Il avait se soudain besoin de se prouver et de montrer aux autres «blancs» qu’il savait s’exprimer. Puis, une fois de retour en Martinique, celui qui voulait tant prouver que sa couleur ne changeait pas son intelligence et ses capacités, revenait transformer en un être hautain. Dans cette brève explication, l’auteur a su rejoindre les points centraux de mon ouvrage.  Sans repères visuels et avec un bagage intellectuel presque identique, est-il encore possible de faire une distinction entre deux individus de différentes ethnies?